0 notes &
Nouvelles images de marques
L’avènement de Tumblr, la montée en puissance de Pinterest, Instagram, les récentes évolutions de Twitter et Facebook, etc. : les réseaux sociaux accordent à l’image une importance inédite. Une vraie opportunité pour les marques ?
Où l’on revient au choc des photos
Jusqu’au début de l’année 2012, il n’allait paradoxalement pas de soi que l’image et son partage occupent une place privilégiée sur Internet. Plus qu’une tendance, c’est maintenant l’évidence avec l’avènement de plateformes comme Pinterest ou Instagram, mais aussi la timeline de Facebook, les nouvelles brand pages de Twitter ou Google+. La “conversation”, interpersonnelle ou entre une marque et ses publics, ne se noue plus qu’avec les mots, comme certains pionniers l’ont bien compris. Il en va de même pour les motivations d’achat ou le traitement de l’information. L’usage croissant de terminaux mobiles n’est sans doute pas étranger à cette évolution lourde, accompagnée par les progrès de la recherche d’images. (Illustration : Elad Blog)
Tumblr, eldorado de la “curation” ?
L’un des intérêts de plateformes comme Tumblr est de faciliter la curation : la sélection et le partage de contenus de tous types (vidéos, photos, etc.) autour d’un sujet donné. Et ce, dans une interface aisément personnalisable contrairement à des outils comme Scoop.it – et qui permet de développer une véritable recommandation. Cette démarche, qui peut devenir un positionnement éditorial à part entière, est aujourd’hui appelée à un grand avenir pour les marques. (Illustration : la pyramide de la marque engagée selon Altimeter)
Fashion ? Le Wall Street Journal sur Pinterest
Une nouvelle forme de journalisme est-elle en train de voir le jour outre-Atlantique ? La dernière Fashion Week à New York nous a montré que les reporters ne prennent plus de notes mais des photos qu’ils commentent sur des réseaux sociaux tels que Pinterest. Si le Wall StreetJournal a demandé à neuf journalistes de poster des images des défilés auxquels ils assistent, c’est bien pour toucher de nouveaux publics, en particulier les fashion victimes qui pourraient ignorer que le journal parle aussi de mode. Résultat : le quotidien économique marque des points dans le milieu de la presse. Les grands médias américains (Time, Life, Newsweek, Mashable, etc.) ne sont pour l’heure que des suiveurs de cette tendance. Pinterest et Instagram des réseaux branchés ? Jusqu’à quand ? (Source : Nieman Lab)
Zoom : General Electric sur Tumblr et Instagram
Une belle opération participative via Instagram, invitant les photographes du monde entier à illustrer les valeurs de l’entreprise ; un blog également attrayant sur Tumblr dont le design est largement inspiré du portail corporate : General Electric démontre avec brio que : 1. l’on peut tirer parti des images sans être nécessairement une marque BtoC ; 2. l’on peut “exporter” avec bonheur sa politique visuelle dans la jungle des plateformes sociales 3. l’on peut converser avec des publics experts en privilégiant des formats intuitifs et attrayants.
Pinterest : déjà une puissante source de trafic
Lorsque l’on constate qu’entre septembre et décembre 2011 le nombre de visiteurs uniques sur le site Pinterest a augmenté de 429 % (pour dépasser les 3 millions de visiteurs uniques par jours) on ne peut nier l’engouement que suscite ce nouveau média social aux États-Unis. Cette plateforme de partage est un outil qui monte en puissance et qui peut se révéler avoir une forte capacité d’influence de part un trafic en croissance exponentielle. Dans l’Hexagone, le site a du mal à percer… il atteint péniblement les 10 000 visiteurs uniques quotidiens. Le fait que ses pages soient en anglais freine peut-être quelques français.
Évolution des recherches Google sur le mot clé « Pinterest »
L’intérêt pour le mot clé “pinterest” évolue également en force sur Google. En France il a également connu un décalage mais le nombre d’internautes interrogeant le moteur de recherche sur ce sujet a doublé sur les premiers jours de février.
Expérience utilisateur : les nouvelles brand pages de Twitter
Après Google+ et Facebook, Twitter a passé la vitesse supérieure en permettant il y a deux mois la création par ses utilisateurs de brand pages. Concrètement, qu’est-ce que cela apporte ? Indéniablement, une nouvelle expérience pour le follower, basée sur l’image. Et qui dit plus d’image dit plus d’impact auprès du visiteur. Les pages de Coca Cola, Subway ou encore Dell en sont le parfait exemple. Elles plongent l’internaute dans l’univers de la (sa) marque. Cette dernière peut ajouter une bannière en tête de page, destinée à plusieurs usages : promotion (Subway, Verizon Wireless, Walt Disney Pictures) ou identité (Dell, Heineken, Nike, General Electric) par exemple. La marque peut également afficher un tweet sponsorisé automatiquement en haut de la page (en première position), très efficace pour promouvoir du contenu vidéo (ex. : la dernière bande annonce pour Walt Disney Pictures) ou valoriser l’entreprise comme chez American Express.
Mais ces nouvelles évolutions ont leurs limites. En effet, la moitié des utilisateurs de Twitter accède au service via leur mobile ou consulte les différents tweets via leur propre flux. Ils ne passent donc pas par la “brand page” de la marque. D’où la nécessité d’accrocher le follower dès sa première (unique ?) visite !
Que retenir de cette nouvelle consécration des images
La recherche d’images consacre-t-elle la marque ? a t-on pu se demander avec pertinence. Oui, au-delà des effets de mode liés à la création de tel ou tel média social, les marques doivent maintenant se préoccuper de leur présence “visuelle” avec une acuité inédite. Difficile d’imaginer demain une stratégie de contenus qui se limite à la création d’un compte Flickr. Les internautes donnent de plus en plus de sens aux images, aux marques d’en exploiter les opportunités.
Les marques ne racontent plus leur histoire, elles la montrent
Et si nous y étions… combien de fois avons-nous entendu que la culture de l’écran était désormais la plus forte ? Que les images allaient envahir nos quotidiens… Nous y voilà. L’entreprise ne peut plus aujourd’hui simplement nous raconter une histoire mais elle doit, aussi, nous la montrer. Deux postulats peuvent alors être envisagés : le premier consisterait à penser que c’est une catastrophe, que la simplicité voire le simplisme auront pignon sur rue à l’aune d’images qui remplaceraient progressivement et définitivement les kilomètres de ligne de textes qu’une entreprise élabore patiemment pour être comprise, admise ou séduisante. Le second, beaucoup plus positif, consisterait à penser, lui, que les images viennent en complément désormais indispensables des textes. Que les deux sont donc indissociables.
Qu’à la dimension intellectuelle vient s’ajouter une dimension esthétique, bienvenue. Une brique de plus dans le camp des communicants ou des directions de la communication qui doivent donc agréger un nouveau canal de diffusion ainsi qu’une production dédiée supplémentaire. Et ce, afin que leurs clients ou les entreprises optimisent leur référencement naturel, soient visibles et narratifs. “S’il vous plaît, dessine moi un mouton…”.
La Fabrique Digitale Ligaris
