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DÉCONNECTEZ-VOUS !

Une envie ? un rêve ? une utopie ? On ne peut pas être déconnectés !
Et pourtant…
Il en va de la santé mentale de l’être humain, permettre à son cerveau de se reposer et se régénérer, et laisser son esprit divaguer ;
Il en va de l’efficacité de la communication, entre les hommes ;
Et sans conteste de la communication des marques avec les citoyens-consommateurs.

L’esprit sain
Nous prétendons vouloir nous adresser aux « sens » des citoyens consommateurs, mais ont-ils seulement le temps d’avoir tous leurs sens en éveil ?
Nous souhaitons nous adresser à leur esprit, mais celui-ci n’est-il pas tellement survolté qu’il n’y a plus de place pour « réfléchir »  à l’approche proposée par des marques devenues trop nombreuses ?
Ne peut-on aujourd’hui que penser réseaux sociaux et communication digitale ? Facebook, Foursquare, Twitter, LinkedIn, Youtube, et maintenant Pinterest… doivent-ils être les drogues quotidiennes  d’un citoyen-consommateur “d’aujourd’hui” ?
Il y avait les ordinateurs, les mobiles et ce sont bientôt les objets qui nous entourent qui se connecteront à internet ! (attention arrivée d’un nouveau concept  les « internet of things »)
Mais comment notre cerveau peut-il encore fonctionner sans que ses neurones ne produisent de court-circuits ?
Ne faut-il pas raison garder ;
Être connecté, avec modération,
Être un peu déconnecté, pour se ré-humaniser ?

Déconnectez-vous, communiquez !
Dominique Wolton dans un article de la très intéressante première revue Influencia nous dit que le « défi du 21è siècle sera de sortir de la technique pour retrouver l’homme et sa complexité »
50 ans de montée en puissance des techniques dont nous pensions qu’elles allaient aider à communiquer plus facilement, n’ont pas fait la preuve de leur incontestable efficacité.
« Cela n’a pas suffit à ce que les hommes se comprennent mieux et se tolèrent ».
Il semblerait qu’il faille aujourd’hui « détechniciser la communication pour lui redonner ses forces et ses faiblesses humaines. Et cesser de croire que toute innovation technique sera un progrès pour la communication ».
Il faudrait donc renouer avec les rapports humains et sociaux, et par là même avec leur complexité, leur lenteur, leur irrationalité, mais aussi leur naturel !
Comme dit Dominique Wolton, « il arrivera à la communication ce qui est arrivé à l’agriculture, pendant des siècles on a travaillé et détruit la nature avec des techniques de plus en plus sophistiquées, jusqu’à réaliser la nécessité d’un équilibre »…

Le temps c’est maintenant !
« Le temps, ça n’existe plus » entendais-je dans mon entourage.
Mais si ! il est là ! il va plus vite, trop vite, il ne se laisse plus « prendre » malheureusement ;
Or il est indispensable, vital même… de prendre le temps.
On a bien inventé la Slow food pour ré-apprendre à se nourrir sainement,
Un mouvement Slow money est entrain de naitre aux états unis qui propose de réinvestir dans le terroir et le contenu de son assiette, et faire ainsi un pied de nez à Wall Street et sa « fast money »,
Inventons le Slow day ! le slow walk ! le slow contact ! la slow life !
Résistons à l’accélération à tout prix, au dictat de l’urgence,
Redonnons corps à la vraie relation, à la communication directe.

Prenons le temps,
pas forcément de contempler mais juste de « voir » par exemple cette chose incongrue, et d’en faire une image qui invite à aller se garer là-haut, à prendre de la hauteur…
Mais en sommes-nous capables ?
Il y a quelques années, pour nous aider à nous reconnecter avec la Nature, une célèbre marque nous a bien inventé des CD pour nous faire écouter les bruits de l’eau, des oiseaux… car nous n’avions déjà plus le temps ou l’opportunité de les écouter « en vrai ».
Alors pour nous aider à nous déconnecter…
… il faudrait peut-être inventer une APPLI mobile…?


    Anne Levesque
    DGA pôle Contenus & campagnes

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Low-tech : les mérites de l’artisanat vidéo.

En regardant quelques vidéos graphiquement enthousiasmantes, comme celle de Peugeot, on peut approcher une autre facette du contenu de marque “opposé” à l’image de marque. Dans cette vidéo volontairement artisanale (voir le making-of), assez éloignée de l’environnement technophile que propose le site de la marque, le sens prend le pas sur la forme : on utilise le low-tech pour insister sur la véritable expérience de marque, le véritable lien créé par le produit (ou le service ou l’information proposés), qui ne dépend pas d’une mise en avant outrancière des attributs immédiats de l’objet social (ici une marque et son produit). Le low-tech, privilégiant un contenu informatif, descriptif, pédagogique, complice, paritaire, humble, réhabilite le sens des choses et donne de la valeur à la possible relation qu’on peut vouloir, alors, nouer avec la marque. Remarquons au passage l’ironie d’un film en stop motion pour promouvoir une marque dont la signature est « motion & emotion ».

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Les vertus du low tech pour dépasser une simple approche en image de marque et arriver à toucher le public par l’information sont aussi patentes lorsqu’on regarde des marques clairement hi-tech par nature : Philips (film 1), Karotz – c’est-à-dire le lapin Nabaztag (film 2) ou encore Atos Origin (film 3). Qu’il s’agisse d’un produit BtoB ou BtoC, le low-tech fonctionne comme une rhétorique qui séduit par son évidence, qui simplifie parce qu’elle va à l’essentiel : expliquer pour faire adhérer. L’équilibre est délicat, mais la pertinence de l’information, et sa neutralité, au moins apparente, font tout le prix de cette mécanique.
Sur des sujets plus polémiques, sociétaux, complexes, l’animation, surtout en stop motion, bascule dans la parabole, la schématisation du réel permettant la fluidité du discours et amplifiant la valeur de preuve du discours – au détriment de l’information : en bref, si je raconte rapidement une histoire en ne gardant que “l’essentiel” (notion éminemment subjective), la grande cohérence de ma narration renforcera sa puissance de conviction. “Je simplifie, donc j’ai raison”. On voit les limites de l’exercice. Avec des réalisations remarquables, cela dit, comme celle de la marque de restauration Chipotle (au passage, vous aurez noté la proximité avec le film d’EDF).
Si on quitte la parabole pour le conte, la stop-motion à base de papier produit de petits chefs d’œuvre, comme cette histoire de loup (avec le making-of à la fin).

Merci à Didier, Nicolas et Richard pour avoir partagé tous ces liens.


    Anne Levesque
    DGA pôle Contenus & campagnes

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